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RESSOURCES EN EAU
L’homme doit le savoir : c’est avant tout de la disponibilité de l’eau douce, en quantité suffisante et en qualité sécurisante, que dépendent sa vie (et sa survie comme espèce) et celle de tout autre être vivant sur terre. Sans eau , pas d’économie viable. Sans eau, pas de vie !
L’eau est donc, ainsi, la plus précieuse et la plus stratégique des ressources naturelles de la planète terre. Une des ressources que l’homme se doit, à tout prix, de préserver, si sa vie sur cette planète doit être pérennisée. La communauté scientifique internationale, elle, est consciente de cette réalité. Aussi n’arrête- t- elle pas un instant sa quête de mesures et stratégies toujours plus performantes de gestion rationnelle et intégrée de cette denrée si précieuse, mais malheureusement de plus en plus rare, qu’est l’eau, surtout celle dite douce.
Outre les eaux de l’Atlantique, qui la bordent à l’Ouest sur environ 40 kilomètres (km), la RDC est pourvue d’un réseau hydrographique très dense et bien réparti sur tout son territoire. Les plans d’eaux (dont les lacs Albert, Edouard, Kivu Tanganyika, Moero, Bangwelo, Upemba, Mukamba, Fwa, Tumba et Mai-Ndombe), couvrent environ 86.080 kilomètres carrés (km2), soit 3,5% de la superficie totale du pays.
Quant à ses cours d’eaux, le plus important, par la longueur, la puissance et la superficie du bassin, est le fleuve Congo, dont il tire son nom. Ce fleuve est le premier en Afrique et le second dans le monde (après l’Amazone) par la superficie de son bassin versant (3.882.000 km2) et son débit moyen de 40.000 mètres cubes par seconde (m3/sec.). C’est aussi le second en Afrique (après le Nil) et le cinquième au monde après l’Amazone, le Yangsé, le Mississipi–Missouri et le Nil par sa longueur (4.700 km.). Ses principaux affluents sont : l’Ubangi, le Kasaï, la Mongala, la Lomami, l’Itimbiri et l’Aruwimi. Par ailleurs, la RDC dispose d’importantes nappes phréatiques facilement exploitables que l’on retrouve essentiellement dans les alluvions et les formations gréseuses et calcaires un peu partout à travers le territoire national. Certaines de ces nappes font aujourd’hui, bien qu’assez faiblement, l’objet de forages et captages pour l’approvisionnement en eau douce dans la plupart des milieux urbains et ruraux.
Le réseau hydrographique de la RDC est alimenté par les trois bassins versants des fleuves Congo (le plus vaste de tous), Nil (le second le plus vaste) et Shiloango (ce petit fleuve aux frontières de la République du Congo et de l’enclave de Cabinda).
Malheureusement, force est de constater qu’aujourd’hui, et comme s’il était sous l’emprise d’une incontrôlable pulsion d’autodestruction, l’homme ne cesse de s’exposer, et d’exposer le reste de la biodiversité au risque d’extinction, du fait de sa gestion souvent irresponsable des écosystèmes d’eau douce dont dispose la planète. Aussi, la RDC, qui renferme sur son territoire 52% des réserves totales d’eaux de surface du continent africain, a-t-elle la grande responsabilité de veiller à leur gestion rationnelle et durable au profit de tous. Législation
En RDC, la gestion de l’eau est assujettie aux lois n°73-001 du 20 juillet 1973 et n°74-009 du 10 juillet 1974, ainsi qu’au décret du 06 mai 1952 relatif aux concessions et à l’administration des eaux, lacs et cours d’eaux.
Ces dispositions légales et règlementaires ayant démontré leurs limites, le Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme s’est attelé à leur adaptation au nouveau contexte créé par l’évolution de la situation socio-politique de la RDC, qui a pris des engagements et signé certains accords internationaux relatifs à la gestion durable des ressources naturelles. Ainsi, un Code de l’eau est en préparation ; avec ses mesures d’application, il présidera désormais au régime de l’eau en RDC.
Au sein du Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, la gestion des ressources en eau sur le territoire national est confiée au service dénommé conséquemment « Direction des Ressources en Eau ».
La RDC fait partie de la Commission Internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS) et de l’Initiative Bassin du Nil (IBN).
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