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La RDC est, de loin, le pays d’Afrique doté de la biodiversité la plus élevée, ceci notamment des faits de sa grande taille (2.345.000 km²) et de sa large gamme d’habitats (biotopes), qui en font l’un des centres d’endémismes les plus importants au monde. En effet, de tous les pays du continent africain, la RDC recèle le plus grand nombre d’espèces pour pratiquement tous les groupes d’organismes supérieurs.
D’après le inventaires de faune dont les résultats sont repris dans le plan National d’Action Environnemental (PNAE) de 1997, il est fait mention de l’existence en RDC de 421 espèces de mammifères, dont 28 endémiques ; 1094 espèces d’oiseaux dont 23 endémiques ; 352 espèces de reptiles dont 33 endémiques ; 168 espèces de batraciens ; 1606 espèces de vertébrés aquatiques, dont plus d’un millier d’espèces de poissons, vivant principalement dans le système du fleuve Congo ; 1596 espèces d’invertébrés aquatiques, dont 1423 espèces d’eau douce et 183 marines ; 544 espèces d’invertébrés terrestres ; etc. Les investigations se poursuivent pour déterminer avec précision l’étendue véritable de cette extraordinaire biodiversité.
Il est aussi à noter que la RDC héberge des espèces endémiques aussi emblématiques que l’okapi (Okapia johnstoni), le rhinocéros blanc du Nord (Ceratotherium simum cottoni), le gorille de Grauer (Gorilla berengei graueri) , le bonobo ou chimpanzé nain ( Pan paniscus) et le paon du Congo ( Afropavo congensis).
Pour ce qui est de la diversité des primates, la RDC vient en deuxième position au monde après le Brésil, avec 37 espèces et 18 genres. La forêt de l’Ituri, à elle seule, héberge par exemple 13 espèces de singes diurnes, un nombre inégalé par aucune autre forêt en Afrique.
Les fameux gorilles de montagne habitent les pentes des massifs à cheval sur les frontières de l’Ouganda, de la RDC et du Rwanda ; leur population y est estimée à plus ou moins 600 individus, un chiffre dont la stabilité, malgré les conflits qui y persistent, est essentiellement due au constant appui de la communauté internationale de la conservation de la nature.
Néanmoins, sur le côté Est du Rift Albertin, des populations fragmentées de gorilles de Grauer (Gorilla berengei graueri) vivent dans les forêts de moyenne et haute altitude. Cette sous-espèce est plus abondante que celle du gorille de montagne, mais a longtemps souffert du braconnage intensif depuis les années 1990.
L’endémique chimpanzé nain ou bonobo (Pan paniscus) vit dans un habitat naturel limité aux forêts de basse altitude au sud du fleuve Congo, principalement dans la zone de la cuvette centrale occupée par le Parc National de la Salonga. Génétiquement considéré comme l’espèce la plus proche de l’homme (avec lequel il présente une identité de près de 98%), ce primate ne fut identifié comme espèce particulière qu’en 1935. D’autres mammifères endémiques aux forêts de la RDC n’ont également été découverts qu’au 20è siècle ; il s’agit notamment de l’okapi (identifié en 1901), la genette aquatique (Osbornictis piscivora) et le singe de la Salonga (Cercopithecus dryas, identifié seulement en 1977).
La RDC possède aussi la plus forte diversité d’antilopes (30 espèces) dans le monde. Celles-ci se répartissent en espèces forestières, et de savanes. Les espèces forestières incluent le bongo (Tragelaphus euyceros), le sitatunga (Tragelaphus spekei) et 8 espèces de céphalophes (Cephalopus sp). Dans les savanes, les espèces les plus représentées sont : le cob de Thomas (Kobus Kob Thomasii), le cob de Fassa (Cobus defassa togoensis), le topi (Damaliscus lunatus), le waterbuck (Kobus defassa unctuosus) et l’impala (Aepyceros melampus).
Les Céphalophes sont, avec les petits primates, les espèces payant aujourd’hui le plus lourd tribut au braconnage (à but principalement commercial) en RDC. Dans plusieurs zones du pays, on a même remarqué que ces espèces ont été purement et simplement éradiquées du fait de ce braconnage intensif.
LEGISLATION
La faune est régie par la loi n° 82-002du 28 mai 1982 portant réglementation de la chasse, ainsi que l’arrêté n° 014/CAB/MIN/ENV/2004 portant ses mesures d’exécution.
La RDC a ratifié la convention CITES sur le commerce international des espèces de faune et de la flore sauvage menacée d’extinction.
Les aires protégées couvrent 10,6% du territoire national. Elles comprennent notamment les huit parcs nationaux, les réserves et domaines de chasse, les réserves à faune et les réserves de la biosphère. La superficie des aires protégées devrait passer à 15% légalement.
Du point de vue administratif, au sein du Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, c’est la Direction des Ressources Fauniques et Chasse déjà citée qui s’occupe de toutes les questions relatives à la gestion du secteur de la faune du pays. Présentement, les grands défis de cette Direction sont, en ordre de priorité : l’actualisation de la liste nationale des espèces CITES menacées d’extinction et la mise en œuvre du projet de survie des grands singes (GRASP)
La gestion de la faune sauvage dans les aires protégées, à l’exception des réserves de la biosphère, est du ressort de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ; partout ailleurs, elle dépend de la Direction des Ressources Fauniques et Chasses (DRFC) du Ministère.
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